Famille répertoriée depuis le XVIe siècle dans l’Artois et le Boulonnais. Cinq générations en ligne directe distinguées dans l’ordre de la Légion d’honneur.

Famille de magistrats : conseiller du roi, procureur général, président de cour d’appel, le plus souvent à Saint-Omer, Douai et Arras. Célestin Hibon (1797 – 1873) et Ernest Hibon (1827 – 1898) seront chevaliers.

Puis, suivant un processus fréquent dans notre pays, Étienne Hibon, fils du président de la cour d’appel à Douai, est reçu à Polytechnique, interrompant par cette réussite la lignée des magistrats et l’ancienne implantation en Artois. Homme fort remarquable par sa culture encyclopédique, officier d’artillerie et instructeur à Fontainebleau, père de 15 enfants, il fera une brillante carrière dans la banque notamment pour la promotion des investissements français à l’étranger. Il effectuera, par exemple, 36 voyages en Russie qui prendront fin en 1920 avec les bouleversements de la Révolution.

Son fils, Jacques, ingénieur agronome et commissaire aux comptes de société, capitaine d’artillerie de réserve, s’engagera en 1940 malgré une nombreuse famille. Il recevra la croix de guerre et la croix de chevalier de la Légion d’honneur.

Un de ses fils, Gérard Hibon, notre nouveau collègue, après un début d’administrateur de la France d’outre-mer, fera une carrière de diplomate. Ministre plénipotentiaire, il sera conseiller diplomatique du ministre de la Défense, directeur des affaires internationales à la délégation générale pour l’armement et vice-président de la société Aérospatiale. Il est officier de la Légion d’honneur et préside actuellement la société d’aménagement Zeus, à Paris.

Bulletin de l’AHH, n° 35, 1993.

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