Ce nom, qui se prononce *Hadingue, était déjà cité avec cette orthographe dans les Gesta Danorum, la plus ancienne histoire du Danemark écrite à la fin du XIIe siècle par Saxo Grammaticus. Comme la famille connue actuellement est originaire de la Somme, on peut penser que celle-ci est arrivée dans le Nord de la France avec les invasions normandes.

Yves (1892 – 1970), l’aïeul, polytechnicien (1913), est officier de la Légion d’honneur. Il effectue la Première Guerre mondiale dans l’artillerie, puis il fait carrière dans la banque, où il est délégué de l’Union financière d’Extrême-Orient et président de la chambre de commerce franco-cambodgienne. Il rejoint à nouveau les troupes combattantes en 1939.

George (né en 1923), le père, Saint-Cyr 1943, est chevalier. Évadé de France, il participe dans l’arme blindée et cavalerie à la libération de la France avec l’armée du général de Lattre, puis effectue deux séjours au Tonkin avant de faire une seconde carrière dans l’industrie pétrolière.

Michel, le fils (A.H.H.), capitaine de vaisseau, a été nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1997.

Outre ces trois générations consécutives de légionnaires en ligne masculine directe, on trouve également des légionnaires à chaque génération jusqu’à la création de l’ordre ; deux légionnaires à la quatrième génération dont Albert de Marchena (1866 – 1931), fondateur de nombreuses sociétés de production et de distribution d’énergie électrique, nationalisées ensuite pour être apportées à EDF à la Libération. Le second, Maurice Boullier (1867 – 1949) fut notamment directeur du réseau des agences du Crédit commercial de France (CCF).

À la cinquième génération, on note trois membres de l’Ordre, dont le plus fameux est Victor Duruy (1811 – 1894), grand officier, historien, ministre de l’Instruction publique sous le Second Empire, puis sénateur et académicien. Le second, Achille Jubinal (1810 – 1875), est officier, chartiste, homme de lettres, secrétaire général de l’Institut historique et député de Bagnères-de-Bigorre. Le troisième, Ferdinand Pignard-Dudézert (1845 – 1930), avocat puis magistrat à la cour d’appel de Paris.

À la sixième génération, trois légionnaires de nouveau, dont Alexandre Rousselin de Corbeau de Saint-Albin (1773 – 1847), secrétaire général de Bernadotte au ministère de la Guerre, et fondateur à la Restauration du journal Le Constitutionnel. Également Charles Duruy (1787 – 1837), chef d’atelier à la manufacture des Gobelins, capitaine à la garde nationale de Paris. Et Frédéric Pignard-Dudézert (1806 – 1883), maire et conseiller général de la Manche.

Enfin, à la septième génération, Pierre Delisle (1770 – 1829), capitaine du génie, chevalier de Saint-Louis, est l’un des inventeurs de l’hélice pour la propulsion des navires.

Parmi les frères de ces ascendants directs, la famille compte encore 5 légionnaires, dont François Lepaige-Dorsenne (1776 – 1812), grand officier, général décédé à 36 ans des suites de ses blessures et enterré au Panthéon.

Bulletin de l’AHH, n° 41, décembre 1999.

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