Famille d’origine normande (environs d’Évreux), qui a donné plusieurs branches, dont certaines subsistent toujours : en France : Lupel, Louvel, Louvel de Monceaux ; en Angleterre et aux États-Unis : Lowel et d’Egmont.

Louvel est un surnom : « comme le loup », donné au XIe siècle à un ascendant turbulent. Il a été gardé comme prénom patronymique de la famille jusqu’en 1820, date à laquelle le duc de Berry a été assassiné par un Louvel d’origine inconnue. La famille a pris alors le nom de Valroger, porté avec honneur par un proche parent auditeur à la chambre des comptes, victime de la Révolution.

Après plusieurs siècles dans les armes, notamment la défense du mont Saint-Michel contre les Anglais, la branche de Louvel de Valroger s’est établie à Granville en 1600 en s’intéressant à la course, l’armement maritime et la gestion communale. Aux XIXe et XXe siècles, ses représentants se sont distingués dans la religion et la magistrature.

Au premier titre, on évoquera Hyacinthe de Valroger (1814 – 1876), apologiste de renom, auteur de nombreux ouvrages sur le rationalisme, la science et la foi, et sa sœur Adèle (1815 – 1908), fondatrice à Caen d’une œuvre pour enfants en difficulté qui se développe toujours.

Au second titre, on mentionnera quatre générations successives de légionnaires :

  • Lucien I de Valroger (1807 – 1881), frère des précédents, professeur de droit civil à la faculté de droit de Paris, auteur de plusieurs ouvrages sur les origines du droit français, chevalier de la Légion d’honneur ;
  • Lucien II, son fils (1834 – 1911), président de l’Ordre des avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation, président du tribunal suprême de Monaco et de nombreuses œuvres sociales catholiques, auteur d’une refonte du droit maritime, officier de la Légion d’honneur ;
  • Paul, son fils (1873 – 1944), avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, président de l’œuvre de Saint-Louis-de-Vaugirard, tombé pour la France le 15 août 1944, chevalier de la Légion d’honneur ;
  • Pierre, son fils (1904 – 1997), ingénieur général, directeur de l’École nationale supérieure de l’aéronautique, inventeur du moteur asynchrone, commandeur de la Légion d’honneur ;
  • Bernard, son fils (A.H.H.), croix de la valeur militaire, directeur et administrateur de sociétés.

On n’aura garde d’oublier le souvenir de nombreux autres légionnaires de la famille et notamment Lucien III, frère de Pierre, officier de marine, chevalier de la Légion d’honneur.

Armes

De gueules au griffon d’or, ou d’or à trois hures de sanglier de sable.

Bulletin de l’AHH, n° 41, décembre 1999.

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