Le fondateur connu de la famille, à l’origine sise à Bressieux (Isère) et présente à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs (Isère) depuis 1610, fut, en ligne directe, Claude Veyron, bourgeois, époux de Françoise La Croix (ou de La Croix). Il adopta le patronyme de Veyron-La Croix (ou Veyron dit La Croix) pour se distinguer des autres familles Veyron, nom assez commun dans la région. Claude Veyron-La Croix mourut en 1633.

Jusqu’à la Révolution, les descendants en ligne directe de Claude occupèrent des emplois d’auxiliaires de justice, de lieutenant de châtellenie ou de consul, tout en acquérant un patrimoine foncier appréciable.

Maire de la commune de Saint-Étienne-de-Geoirs en 1790, Joseph-Claude Veyron-La Croix (1740 – 1806), le quadrisaïeul de notre confrère, notaire royal, adepte des idées nouvelles, fut élu successivement administrateur au directoire du département de l’Isère, juge de paix du canton, président de l’administration cantonale ; fondateur dans sa commune de la Société de la liberté et de l’égalité, fédérée avec les Jacobins de Paris. Son certificat de civisme délivré par les autorités locales est libellé en ces termes : « il a contribué beaucoup à la propagande des vrais principes de la liberté, de l’égalité et de la sans-culotterie, et surtout à l’extermination totale du fanatisme ». Cet état d’esprit explique que, lorsque la patrie fut déclarée en danger, il invita ses quatre fils à se porter volontaires.

Seul l’aîné, Claude Joseph (1766 – 1839), le trisaïeul, fit carrière dans l’armée. Il participe comme officier à toutes les campagnes de 1793 à 1800. Il fut promu le 31 mai 1800 colonel-commandant de la 39e brigade de l’Isère. Le 22 décembre 1801, il est intégré dans le corps des inspecteurs aux revues. Attaché au Grand État-major, il suivit notamment la Grande Armée dans la campagne de Russie. Chevalier de la Légion d’honneur en 1804, fait chevalier d’Empire (lettres patentes du 2 mai 1811 avec octroi d’armoiries pour lui-même et ses descendants). Sous la Restauration, il fut intégré dans le corps des intendants militaires. Revenu sur ses terres de l’Isère, il servit encore l’État comme conseiller général et conseiller de préfecture. Il eut notamment trois fils, dont deux furent officiers dans l’armée de terre :

  • Félix (1815 – 1855), ancien élève de l’École spéciale militaire, capitaine au 1er régiment de zouaves, décédé de ses blessures le 7 octobre 1856 à Dra-el-Mizan (Algérie), chevalier de la Légion d’honneur (1855). Sans postérité ;
  • Charles (1819 – 1870), l’arrière grand-père, ancien élève de l’École polytechnique, chef de bataillon du génie, décédé de ses blessures au siège de Paris le 2 décembre 1870, chevalier de la Légion d’honneur (1860). Charles eut deux fils, dont Joseph, officier d’artillerie :
    • Joseph (1869 – 1915), le grand-père, ancien élève de l’École d’application d’artillerie, capitaine, mort pour la France le 25 septembre 1915 à Steenvoorde (Nord), chevalier de la Légion d’honneur (1915). Il avait deux fils :
      • Claude (1900 – 1977), le père de notre confrère, général de brigade de l’arme des transmissions, ingénieur des ponts et chaussées, officier de la Légion d’honneur (1956),
      • Jean (1907 – 1944), l’oncle de notre confrère, capitaine d’artillerie, ingénieur de l’École centrale de Paris, mort pour la France dans le massacre de Saint-Genis-Laval (Rhône) le 20 août 1944, chevalier de la Légion d’honneur (1945). Sans postérité.

Armes

Parti d’azur et de sable, le premier chargé d’une croix alaisée d’argent, soutenue d’une molette d’or, le deuxième chargé d’un dextrochère armé d’or mouvant de flanc senestre et tenant une épée haute d’argent, l’écu bordé de gueules à une croix de la Légion d’honneur d’argent en pointe (d’après les lettres patentes de chevalier d’Empire).

Bulletin de l’AHH, n° 41, décembre 1999.

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