Famille originaire de Houppeville (10 kilomètres au nord de Rouen). Sept légionnaires en quatre générations successives. Le nom Poupard s’écrivait avec un T jusqu’en 1850.

Pierre Poupart (1801 – 1871), engagé au 55e régiment de ligne, prend part à la campagne d’Espagne (1826 – 1828), puis à celle d’Algérie, ou il est blessé en 1840. Chevalier de la Légion d’honneur en 1841, capitaine la même année, il est admis à la retraite en 1854.

Nicolas Poupard (1830 – 1870), saint-cyrien, chevalier de la Légion d’honneur comme lieutenant à la guerre de Crimée, au combat de Traktir (avril 1853). Dans ses lettres écrites de Sébastopol à son père, il lui fait part de la satisfaction ressentie lors de la conclusion de la paix et de la fraternisation des officiers français et russes. Il participe ensuite à la guerre d’Italie, puis est affecté au 18e régiment de ligne, dont la garnison est Strasbourg. En 1870, il est capitaine adjudant-major d’un bataillon de ce régiment, qui appartient à la 1re division du général Ducrot qui, après un grave échec à Wissembourg, se replie sous les ordres du maréchal de Mac-Mahon à Frœschwiller. Nicolas Poupart, grièvement blessé le 6 août, décède le lendemain et est enterré sur place. Sa tombe est soigneusement entretenue par le Souvenir français.

Eugène (1848 – 1906) deuxième fils de Pierre Poupart, est reçu à Saint-Cyr en 1867. Démissionnaire, il décide d’entrer dans les ordres, à la Société des missions africaines. D’abord curé de Lalla-Marmia en Algérie, puis de Perrigaux, il est ensuite nommé aumônier militaire de l’hôpital d’Oran, puis du 2e régiment de zouaves. Le chanoine Eugène Poupard est nommé chevalier de la Légion d’Honneur en 1899.

Georges Léon Adolphe (1868 – 1955), saint-cyrien, fils de Nicolas Poupard, grièvement blessé à deux reprises durant la guerre de 1914-1918, termine sa carrière a Saint-Brieuc après avoir été nommé général et promu commandeur de la Légion d’honneur en 1925. Il a eu trois fils, Alfred (1901 – 1981), Raoul (1905), Georges (1920 – 1999), tous trois titulaires de la Légion d’honneur : Alfred, saint-cyrien, colonel, a fait la campagne de Syrie et la guerre de 1939-1945, était officier de la Légion d’honneur, Raoul, chevalier de la Légion d’honneur, est ancien bâtonnier et ancien maire de la ville de Saint-Brieuc et Georges, colonel, saint-cyrien, a fait la fin de la guerre de 1939-1945 et les campagnes d’Indochine et d’Algérie, était officier de la Légion d’honneur.

Bulletin de l’AHH, n° 42, décembre 2000.

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