La famille Mounier est issue de la Saintonge, élection de Saint-Jean-d’Angély, au XVIIe siècle. Elle y occupait déjà des offices dans l’administration royale de la province. Au milieu du XVIIIe, elle vint s’installer en bas Poitou, à Mauléon. Elle continua d’y exercer les offices dont elle était propriétaire.

Philippe Mounier participa de 1780 à 1783 à la campagne d’Indépendance américaine comme officier de la connétablie et de la maréchaussée de l’armée de Rochambeau. Il a laissé d’intéressants mémoires. Ce sont deux des trois fils de Philippe qui marquèrent l’entrée de la famille dans l’ordre de la Légion d’honneur.

Première génération

Maurice Mounier (1786 – 1863), polytechnicien (1806 – 1808), ingénieur des ponts et chaussées. Il fut, entre autres, responsable de la construction du chemin de fer de Paris à Cherbourg dans le département du Calvados. Il termina sa carrière en 1849 comme ingénieur en chef et officier de la Légion d’honneur.

Henry Mounier, son frère (1788 – 1874), École spéciale impériale militaire de Fontainebleau (1804 – 1806). Fantassin, il fît campagne en Allemagne et en Espagne et effectua la retraite de Russie comme capitaine aux chasseurs à pied de la Garde impériale. Officier de la Légion d’honneur en 1813, il fut mis en demi-solde en 1815 et y resta cinquante-neuf ans ! Ce qui lui permit d’arborer la médaille de Sainte-Hélène.

Deuxième génération

Casimir Mounier, fils de Maurice (1830 – 1899), Saint-Cyr (1848 – 1850, promotion de Hongrie). Fantassin, il fît campagne en Algérie, puis passa dans le corps des intendants militaires. Il participa à la guerre contre l’Allemagne de 1870-1871 et acheva sa carrière comme intendant général, commandeur de la Légion d’honneur.

Son frère Théodore, polytechnicien, lieutenant d’artillerie, avait été tué au siège de Sébastopol.

Troisième génération

Jacques Mounier, fils de Casimir (1873 – 1915), École militaire d’infanterie de Saint-Maixent (1898 – 1899, promotion de Fachoda). Capitaine au 23e bataillon de chasseurs alpins, il est mort pour la France au cours de la bataille de Metzeral en juin 1915. Chevalier de la Légion d’honneur.

Quatrième génération

Henry Mounier, fils de Jacques (1906 – 1984), Saint-Cyr (1925 – 1927, promotion Maroc et Syrie). Fantassin, il servit aux tirailleurs algériens en Algérie, au Maroc, et en Tunisie, ainsi qu’en Italie pendant la guerre de 1939-1945. Il fut blessé au cours de la prise de Sienne. Passé dans l’artillerie après le conflit, il commanda le 410e régiment algérien d’artillerie à Aïn-Bessen pendant la guerre d’Algérie. Lieutenant-colonel, officier de la Légion d’honneur.

Michel Mounier, son frère (1910 – 1981), Saint-Cyr (1929 – 1931, promotion Mangin). Fantassin, il servit aux tirailleurs marocains au Levant, puis comme observateur aérien pendant la campagne de 1939-1940. Il quitta l’armée en 1946 et entra dans l’industrie métallurgique. Rappelé en 1956, il commanda en Algérie un bataillon du 121e régiment d’infanterie. Lieutenant-colonel de réserve et chevalier de la Légion d’Honneur.

Cinquième génération

Philippe Mounier, A.H.H., fils d’Henry (1943), Saint-Cyr (1963 – 1965, promotion Cinquantenaire du serment de 1914). Fantassin, il servi notamment au Tchad et en Allemagne. Il a commandé le 41e régiment d’infanterie à Chateaulin. Général de brigade, il a assumé le commandement de la base de transit interarmées à La Rochelle. Il est officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre national du Mérite.

Armes

D’or au lion d’azur armé et lampassé de gueules, au chef du même à trois macles d’argent.

Bulletin de l’AHH, n° 43, décembre 2001.

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