Les Chaptal étaient une famille de propriétaires fonciers d’un village du Gévaudan près de Mende.

Première génération

Un de ses fils, Jean-Antoine, né en 1756, fit de brillantes études et se retrouva en 1780 titulaire de la chaire de chimie créée pour lui à Montpellier et responsable de plusieurs entreprises agricoles ou manufacturières. Il fut aussi titulaire de l’ordre royal de Saint-Michel et anobli en 1788. Il s’était lié à Montpellier avec plusieurs notables de la ville, dont en particulier Cambacérès et les Lajard.

D’esprit très pratique, il sut faire bénéficier l’agriculture et l’industrie des progrès de la science et singulièrement de la chimie. Nous lui devons, entre autres, la chaptalisation du vin, procédé qui fit faire des progrès considérables à la vinification et qui est encore largement utilisé de nos jours.

En 1799, il fut appelé au Conseil d’État par Bonaparte et, en 1800, nommé ministre de l’Intérieur. Il occupa ce poste jusqu’en 1804. Napoléon le nomma alors au Sénat, où il resta jusqu’à sa mort en 1832. Napoléon l’avait élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneuren 1804 et Louis XVIII à celle de grand-croix en 1825.

Deuxième génération

Son fils Jean-Baptiste exploita les entreprises de son père, qui manquait de temps pour s’en occuper lui-même. Il fit aussi un peu de politique locale et fut député de Paris et maire de Neuilly. C’est à ce titre qu’il fut nommé chevalier de la Légion d’honneuren 1824. Il mourut en 1833.

Jean-Baptiste eut deux fils :

Troisième génération

L’aîné, aspirant à l’École navale, fut tué en 1838 dans une escarmouche contre les Mexicains devant Saint-Jean-d’Uloa.

Le second, Victor René, qui s’était lié d’amitié avec le duc d’Aumale au collège Henri IV, avait suivi ce dernier en Algérie et y était devenu commissaire civil. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1860.

Victor-René avait épousé une proche parente d’Arthur Raffalovitch, qui connut une certaine célébrité comme envoyé du tsar de Russie chargé de placer les fameux emprunts russes en France. Ils eurent plusieurs enfants.

Quatrième génération

Anatole (1861 – 1943) commença par la diplomatie, puis vers 30 ans, entra au séminaire et devint prêtre. En 1922, il fut nommé évêque d’Isionda et auxiliaire de l’archevêque de Paris. Il resta à ce poste jusqu’à sa mort en 1943. Il était chevalier de la Légion d’honneur.

Léonie (1873 – 1937) se consacra aux œuvres sociales et fonda une école d’infirmières qui existe encore aujourd’hui. Elle fut aussi nommée chevalier de la Légion d’honneur.

L’autre fils de Victor-René, Victor, fut agriculteur comme son fils Jean. Ils revenaient ainsi aux origines de la famille. Mais de nouveau, les petits-enfants de Victor ont quitté l’agriculture et se sont tournés vers l’administration ou l’armée. La famille Chaptal de Chanteloup n’est pas très célèbre ni très fortunée. Le sens des affaires de ses membres n’est pas très remarquable. Mais depuis un peu plus de deux siècles, ils ont tous bien rempli leur devoir. Plusieurs en ont été récompensés, notamment par leur admission dans l’ordre de la Légion d’honneur.

Bulletin de l’AHH, n° 45, novembre 2003.

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