La famille Goybet, originaire du Petit Bugey en Savoie, remonte sa filiation jusqu’à Michel Revardel, serf puis homme lige et franc, mort en 1410. Vers 1600, les Revardel reçurent le surnom de Goybet, qui resta à la souche cadette, alors que la souche aînée gardait son nom.

Affranchie en 1441, les Revardel, puis les Goybet, devinrent notaires et châtelains d’Yenne, et s’allièrent à la meilleure noblesse locale (Courtois d’Arcollières, etc. ; ils descendent de Louis VIII par les Artois, Grailly-Foy, Echalon, Gruel, Bavoz et Belly). Une branche aînée fut anoblie en 1758 (Goybet de Lutrin de Grilly), mais s’éteignit bientôt. Une autre resta attachée à la terre de Meyrieux-Trouet, qu’elle cultive toujours. La dernière se fixa à Yenne, où elle abandonna la charge notariale pour le commerce et l’industrie.

Fils d’Alexis Goybet (1786 – 1854), négociant, et de Louise de Montgolfier, Jules Goybet (1823 – 1912), industriel, eut trois fils, qui embrassèrent la carrière des armes :

  • le général de division Victor Goybet (1865 – 1947), grand officier de la Légion d’honneur, fut le père du colonel Charles Goybet (1898 – 1982), officier de la Légion d’honneur ;
  • le capitaine de vaisseau Henri Goybet (1868 – 1958), commandeur de la Légion d’honneur, n’eut que des filles, dont l’une épousa son cousin Pierre Goybet qui suit.

Leur aîné, le général de division Mariano Goybet (1861 – 1943), grand officier de la Légion d’honneur, eut trois fils, dont deux morts pour la France durant la Grande Guerre. L’aîné, le contre-amiral Pierre Goybet (1887 – 1963), commandeur de la Légion d’honneur, eut deux fils : le commandant d’infanterie de marine parachutiste Adrien Goybet (né en 1922), chevalier de la Légion d’honneur, et son fils Henri Goybet (né en 1958) appartiennent à l’A.H.H. Claude Goybet (né en 1925) est officier de marine marchande en retraite.

Un oncle de Jules Goybet, Antoine Goybet (1787 – 1867), maire d’Yenne, chevalier de la Légion d’honneur et des Saints-Maurice-et-Lazare, eut aussi une nombreuse postérité, parmi laquelle se distinguent le général de division Charles Goybet (1825 – 1910), grand officier de la Légion d’honneur, et Laurent Goybet (1833 – 1912), grand-juge de Monaco, chevalier de la Légion d’honneur et des Saints-Maurice-et-Lazare.

Armes

D’azur à la fasce d’or accompagnée en chef de trois étoiles d’argent et en pointe d’un croissant du même.

Bulletin de l’AHH, n° 29, 1987.

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