Cette famille, au nom d’origine alsacienne, a opté pour la France en 1870. L’aïeul, Joseph, s’est fait connaître sous le pseudonyme de Mickel comme compositeur d’un quadrille fameux au siècle dernier.

Son fils, Charles-Henri, dont les études furent perturbées par les événements parisiens de 1870-1871, s’engage dans les zouaves et participe aux opérations de Tunisie. Reçu à Saint-Maixent, cet officier sert dans l’Est et le Nord de la France. Atteint par la limite d’âge en 1910, il reprend du service en 1914 et sera jusqu’en 1917 chef de corps du 28e régiment d’infanterie territoriale, participant à la bataille des frontières, à la retraite puis à la bataille de la Marne. Blessé, puis deux fois cité, il fut fait commandeur de la Légion d’honneur en 1920.

Son fils Pierre, sans attendre en 1914 les résultats du concours de Polytechnique, s’engage, fait la guerre comme artilleur à cheval. Lieutenant d’active, 4 fois cité, blessé, il est chevalier de la Légion d’honneur en 1919. Breveté observateur pilote, puis de l’École de guerre, affecté à Lunéville, puis à l’état-major du 20e corps d’armée de Nancy, il participe avec ce dernier à la campagne de 1940 et sera prisonnier avec les armées de l’Est au moment de l’armistice. Cité, officier de la Légion d’honneur en 1941, il quitte l’armée en 1946.

Son fils Jean, notre collègue, saint-cyrien de la promotion Extrême-Orient (1950 – 1952), sert comme officier de légion en Indochine, puis en Algérie, avant de recevoir des affectations de commandement et d’état-major dans l’Est de la France, avec des responsabilités logistiques. Colonel en retraite, il est officier de la Légion d’honneur.

Un de ses fils, également saint-cyrien, poursuit la tradition militaire de la famille.

Bulletin de l’AHH, n° 34, 1992.

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