Ce nom apparaît dans la région de Châtellerault en Poitou au XVIe siècle. Un Mathieu Savatier était commissaire ordinaire des guerres du département de Navarre et Béarn sous Louis XIII (lettres de provision du 17 mai 1631), et à ce titre maintenu noble par le Conseil d’Etat (Saint-Germain-en-Laye, 30 mai 1668). Depuis le XVIIIe siècle, les Savatier exercent principalement des métiers juridiques et font valoir leurs terres.

Le premier légionnaire du nom est fils de Jules-César, maire de Lésigny, et de Lucie Gaillard, qui ont trois enfants, dont le cadet :

1. Henri Savatier (1855 – 1952), docteur en droit, avocat à Poitiers, cofondateur des Cercles catholiques d’ouvriers, est très engagé dans le milieu catholique social. Maire de Lésigny, comme son père. Guerre de 1914-1918 (trois citations). Chevalier de la Légion d’honneur. Il a épousé le 5 février 1890 Élisabeth Machet de La Martinière et eurent six enfants dont :

2. René Savatier (1892 – 1984), agrégé de droit et professeur puis doyen à la faculté de droit et de sciences économiques de Poitiers. Fondateur de l’Institut d’administration des entreprises. Docteur honoris causa de sept universités étrangères. Troisième maire de Lésigny. Officier de la Légion d’honneur, commandeur des Palmes académiques. Marié le 11 juillet 1921 à Jeanne de Veillechèze de La Mardière, ils eurent douze enfants, dont :

3. André Savatier, né en 1927, ingénieur hydraulicien, licencié en sciences. Fait un début de carrière de 1951 à 1963 dans cette spécialité en France, puis de 1963 à 1985 à Madagascar spécialisé dans la valeur des terres, l’irrigation et le drainage. Chevalier de la Légion d’honneur, chevalier du Mérite agricole. Marié le 12 novembre 1954 avec Brigitte Lachèvre, ils eurent trois enfants, dont le benjamin :

4. Bertrand Savatier, né le 7 décembre 1959 (AHH 714), diplômé de l’École polytechnique fédérale de Lausanne et de l’université Carnegie. Directeur général de John-Locke-Investments (gestion de portefeuilles). Marié le 7 août 1987 avec Bénédicte de Guillebon, ils ont neuf enfants.

Armes

De gueules a deux fasces d’argent et deux barres de sinople brochant sur le tout.

Bulletin de l’AHH, n° 48, novembre 2006.

Vieille famille normande anoblie en 1639.

1. Raoul de Flers, fils de Jacques (officier de la Légion d’honneur), sous-préfet, chevalier de la Légion d’honneur, marié à Marie-Marguerite de Rozière, dont :

2. Robert de Flers, né à Pont-l’Évêque le 25 novembre 1872, décédé à Vittel le 30 juillet 1927. Marié à Geneviève Sardou, fille de Victorien Sardou (1831 – 1908), membre de l’Académie française, grand-croix de la Légion d’honneur :

  • licencié en histoire et en droit, il décide après une croisière en Méditerranée de faire du journalisme et de se consacrer à la littérature ;
  • engagé en 1914, il est agent de liaison auprès de l’armée russo-roumaine, puis aviateur ;
  • rédacteur en chef du Figaro et critique dramatique du Gaulois. membre de l’Institut et de l’Académie française au fauteuil du comte de Ségur, 1920. Il a écrit une trentaine d’œuvres (romans et théâtre) ;
  • commandeur de la Légion d’honneur et croix de guerre 1914-1918.

3. François de Flers (1902 – 1986). Marié à Yvonne Mahot de La Quérantonnais :

  • homme politique et banquier, diplômé des sciences politiques, licencié en droit, inspecteur des finances. Fait un début de carrière dans la politique de 1928 à 1931 : cabinet de Raymond Poincaré, adjoint du cabinet du ministre des Finances puis du Budget. En 1931, il entre dans la banque : Banque de l’Indochine, dont il devient directeur en 1938. Il en assurera les plus hauts postes jusqu’en 1975. Après la fusion des banques Indochine et Suez (1975), il en est nommé administrateur et président d’honneur ;
  • commandeur de la Légion d’honneur ;
  • il a quatre enfants : Philippe, Hubert, Claude et Jean-Jacques.

4. Philippe de Flers, né le 30 avril 1927 (AHH 703). Veuf de Christine-Consolata d’Avon de Collongue, remarié à Pauline André, docteur en psychologie :

  • ingénieur de l’École centrale de Lyon, université de Columbia, docteur en sciences de gestion. Il débute en 1959 à la Compagnie des salins du Midi et des salines de l’Est dont il devient directeur de 1963 à 1972, puis directeur financier jusqu’en 1992. Président de Villeroy Finance Corporation et de la Compagnie salinière de Madagascar. Président d’honneur (avril 2006) de l’Automobile Club de France ; vice-président d’honneur (octobre 2005) de la Fédération internationale de l’automobile. Membre du Rockefeller University Council et du Jockey Club ;
  • chevalier de la Légion d’honneur et officier de l’ordre national du Mérite ;
  • quatre enfants du premier lit ; Dominique (décédée), Jérôme, Christian et Sandrine.

Bulletin de l’AHH, n° 48, novembre 2006.

Famille originaire de l’Île-de-France.

Nom connu à Paris dès le XIVe siècle, porté par des magistrats, conseillers au parlement, maîtres des requêtes, échevins, dont, entre autres :

  • Guillaume Turquan, président au parlement, chancelier, secrétaire du roi Charles VI (1413) ;
  • Robert Turquan, chevalier, conseiller au parlement, prévôt des marchands (1510), président à mortier (une rue de Paris porte son nom) ;
  • Gabriel Turquan, chevalier de Malte (1634).

De nos jours :

  • Sébastien Turquan, médaille des engagés volontaires (1870), officier de la Légion d’honneur, directeur au ministère de l’Intérieur (1900) ;
  • Jean Turquan, croix de guerre 1914-1918, chevalier de la Légion d’honneur, directeur au ministère des Anciens Combattants ;
  • Jean-Louis Turquan (AHH 690), engagé volontaire (1939), « cadet de Saumur », officier de cavalerie, croix de guerre (1939-1945), croix de la valeur militaire, officier de la Légion d’honneur, a quitté l’armée en 1962.

Armes

D’argent au chevron de gueules accompagné de trois têtes de Maure de sable tortillés d’argent.

Bulletin de l’AHH, n° 47, novembre 2004.

Les origines familiales doivent être recherchées dans le Jura ; cependant une étude généalogique permet d’identifier les racines en Allemagne dès le XVIIIe siècle dans la région de Gross Aspach. Le premier Boss français de souche, Victor-Joseph Boss, naquit en 1851 à Pontarlier. C’était le père de Louis Gabriel Boss. La vie des trois générations de légionnaires a été largement marquée par l’Afrique du Nord et plus particulièrement le Maroc.

  1. Louis Gabriel Boss est né à Dole en l876. Il s’engage au 10e régiment d’infanterie en 1894. Il est promu officier d’administration de 3e classe en 1908. Il fait toute sa carrière dans ce service, principalement au Maroc, dans les différents états-majors des confins, de Casablanca, et du Résident général, le général puis maréchal Lyautey. On note deux affectations en métropole : 1917 et 1923. En 1929, il est capitaine. Nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1917, il est officier comme commandant, en 1938, officier du Ouissam alaouite (1916). Il décède à Dijon en 1961.
  2. Son fils unique, Georges Boss, naît en 1908 à Dijon. Prytanée militaire puis Saint-Cyr (promotion Gallieni, 1929 – 1931) ; infanterie, sous-lieutenant au 94e régiment d’infanterie, il épouse Madeleine Jacquemin. Après le cours des affaires indigènes, toute sa carrière va pratiquement se dérouler au Maroc et en Algérie. En 1943, il participe aux campagnes de Tunisie, de Corse et de l’île d’Elbe avec le 15e tabor du 2e GTM. Il débarque à Toulon et fait toute la campagne de libération avec la 1re armée. En 1944, il reçoit le commandement du 74e goum. En 1947, il part pour l’Indochine. Chef de bataillon en 1949, il prend le commandement du 10e bataillon de tirailleurs marocains en Cochinchine. De 1950 à 1965, il poursuit sa carrière au Maroc, en Algérie (S.A.S. de l’Orleanvillois). À Issoire (commandant du CEMJA) et à Lille. Le colonel Georges Boss, est commandeur de la Légion d’honneur, du Ouissam Alaouite et titulaire de neuf citations. Il décède en 1988. Quatre enfants, dont :
  3. Éric Boss (AHH 700). Prytanée militaire, Saint-Cyr (promotion 1963 – 1965), arme blindée. Affectations dans cinq régiments de chars, instructeur à Saumur et états-majors des 7e DB, 3e DB et 12e DLB. Il passe quatre ans à la coopération au Quatar. De 1996 à 2000, délégation générale pour l’armement. Diplôme d’état-major, brevet d’études militaires supérieures (96e promotion). Promu général en 2000, il se retire dans le Gers. Père de quatre enfants. Il est officier de la Légion d’honneur.

Bulletin de l’AHH, n° 47, novembre 2004.

On rencontre déjà à Strasbourg la famille Durckheim, devenu Turckheim, en 1459. Leur noblesse ancienne est confirmée par lettres patentes de 1552 sous Charles Quint.

Jean de Turckheim, qui a un fils Jean IV, est nommé baron du Saint-Empire à titre héréditaire en 1782.

Son fils Bernard Frédéric (1752 – 1831) est maire de Strasbourg en 1792, président de l’Église luthérienne d’Alsace en 1826, et officier de la Légion d’honneur ; il a trois enfants de sexe masculin :

  1. Frédéric de Turckheim (1780 – 1850) : député, maire de Strasbourg, officier de la Légion d’honneur ;
  2. Frédéric Guillaume de Turckheim (1785 – 1831) : lieutenant-colonel de cavalerie, aide de camp du général Rapp en Russie (1808), décoré de la Légion d’honneur par Napoléon à Moscou, puis officier de la Légion d’honneur. En 1818, il épouse Amélie de Dietrich.
  3. Frédéric Henri de Turckheim (1789 – 1849) : lieutenant-colonel et officier de la Légion d’honneur ; c’est, en quelque sorte, l’aïeul dont descend notre arrière petit-fils. Il eut un fils : Frédéric Édouard.

Frédéric Édouard de Turckheim (1829 – 1909) : École navale de Brest, officier à la bataille de Sébastopol sous le commandement de l’amiral Bruat en 1855 (débarquement à Tananrod en mer d’Azov). Chevalier de la Légion d’honneur en 1860, par l’impératrice Eugénie. En 1870, il est maître des forges chez les Dietrich à Niederbronn-les-Bains, et cofondateur de l’École alsacienne à Paris. Il envoya ses fils, Adrien et Eugène, en France pour leurs études et pour les soustraire au service militaire allemand. Ses fils furent les créateurs de la Société lorraine Dietrich à Lunéville. Il a quatre enfants de son premier mariage et sept du second, dont Albert Bernard Édouard (1885 – 1969), qui épousa Véréna Schlumberger. Il se maria donc en seconde noce avec Frida de Dietrich, cousine de sa première femme.

Albert Bernard Édouard, a été officier allemand pendant la guerre de 1914-1918, et membre du 2e bureau français (renseignements dans la préparation de Verdun en 1916). Après la guerre, il reconstruit les filatures Schlumberger, détruites en 1915 ; et obtient un contrat avec Michelin (1922 – 1962). Il fut le premier filateur français des fibres artificielles en 1935 (« fil France »), et devint après la guerre celui de toutes les fibres synthétiques pilotes, nylon, rhovyl, tergal et autres fibres étrangères. Médaille grand or du travail et médaille Chardonnet, attribué uniquement au personnel des fabricants de fibres. Chevalier de la Légion d’honneur.

Gérard de Turckheim (1923) (AHH 680). Réfugié à Nîmes avec ses parents en 1940. Chantiers de jeunesse (8 juin à octobre 1943). Maquis et Résistance des Bauges, puis 1er Bataillon de Savoie (d’octobre 1943 à septembre 1944), avec la libération de Modane par le glacier de la Vanoise. Engagé volontaire dans l’artillerie coloniale avec campagne d’Alsace et d’Allemagne (fin octobre 1944). Licencié en droit et École supérieure de commerce de Strasbourg. Pendant les études, École d’artillerie d’Idar Oberstein. Il reprend les responsabilités de son père, dans le textile, à Guebwiller. Président du Syndicat cotonnier d’Alsace, pendant dix ans, et membre du conseil national de 1970 à 1980. Président des Filateurs français de fibres artificielles et synthétiques (1970 – 1980), et à ce titre, créateur en 1980, de l’exposition nationale de la filature « Expofil », qui existe toujours. Membre de la chambre de commerce à Colmar. Vingt-deux ans en tant que juge consulaire au tribunal de commerce de Colmar. Chevalier de la Légion d’honneur, médaille de la France libérée. Combattant volontaire de la Résistance et engagé volontaire pour la guerre de 1939-1945. Cinquième légionnaire.

À noter que deux de ses frères sont chevaliers de la Légion d’honneur :

  • Éric (1910 – 1940), mort pour la France ;
  • Emmanuel (1912 – 1980), colonel d’artillerie.

Deux cent cinquante membres de la famille de Turckheim sont éparpillés à travers le monde.

Bulletin de l’AHH, n° 47, novembre 2004.

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