La famille Flour est originaire de Sus-Saint-Léger, petit village de l’Artois, en limite sud du Pas-de-Calais.

Les traces les plus anciennes datent de 1650. Ce sont des gens de modeste condition : laboureurs, peigneurs de laine, charbonniers. Jean, né en 1716, laboureur de son état, est bailli de Sus-Saint-Léger. Son fils, Jean-Baptiste (1747 – 1836), lui succède dans la nouvelle fonction de juge de paix. François-Joseph (1779 – 1865) s’établit à Arras et son fils Léandre (1811 – 1877) y exerce la profession de receveur des chemins de fer du Nord. Puis vient Charles (1845 – 1915), docteur en médecine en 1869, qui s’installe à Bray-sur-Somme. Cette localité, gros bourg à mi-chemin entre Amiens et Péronne, devient alors le berceau de la famille.

Son fils, Charles (1880 – 1942), médecin également, reprend la clientèle de son père. Il reçoit la croix de chevalier de la Légion d’honneur en 1920 au titre de la Première Guerre mondiale, à laquelle il avait participé en qualité de médecin-major (commandant) au 2e corps d’armée.

Jacques (1907 – 1979), agrégé de droit, est professeur à la faculté de droit de Dijon, directeur de l’Institut des hautes études de Tunis de 1948 à 1954, puis professeur à l’université de Paris (Panthéon-Assas). Il est chevalier de la Légion d’honneur en 1952 et officier en 1971.

Enfin, Bernard (1941), saint-cyrien, a servi à la Légion étrangère. Officier général, il commande la circonscription militaire de défense de Dijon de 1998 à 2000. Chevalier de la Légion d’honneur en 1985, officier en 1996, et commandeur de l’ordre national du Mérite en 2000. Il a trois enfants : Jacques (1973), Dominique (1976) et Arnaud (1980).

Bulletin de l’AHH, n° 44, décembre 2002.

La famille Simonot, d’origine terrienne, implantée depuis près de trois siècles en Bourgogne, n’était pas prédisposée au métier des armes. Cependant…

Première génération

Ernest Simonot (1866 – 1958), présenta le concours d’admission à l’École polytechnique pendant son service militaire. Reçu, il suivit les cours de la promotion 1887-1888 et, à la sortie, choisit le génie maritime, bien que n’ayant encore jamais vu la mer. Très vite, il se spécialisa dans la construction des sous-marins en France et à l’étranger. Ingénieur en chef, il était officier de la Légion d’honneur.

Deuxième génération

Robert Simonot (1898 – 1989), fils aîné d’Ernest, s’engage le jour de ses 18 ans. Officier de réserve, il participe aux guerres de 1914-1918 et de 1939-1945. Chevalier de la Légion d’honneur. Il épouse en 1919 Germaine Canuet, descendante de nombreux légionnaires ; son père Raymond Canuet, officier de marine, ses deux arrière grands-pères Herpin de Frémond et Pioerron de Mondésir, le baron Sivard de Beaulieu et le comte de Rochemont, frère du duc de Plaisance et oncle du 2e duc de Plaisance, grand chancelier de la Légion d’honneur en 1853).

Jean-Marie Simonot (1908 – 1994), le plus jeune fils d’Ernest Simonot, officier de marine de la promotion 1926-1928. Campagne de Chine, Madagascar en 1941, d’où il ravitaille Djibouti à bord d’un boutre indien, forçant le blocus à la barbe des Anglais. Toulon en 1942, puis c’est l’Indochine, où il commande une division navale d’assaut. Il termine sa carrière comme amiral, commandeur de la Légion d'honneur. Il épouse en 1942, Chantal de Penfentenyo de Kervéréguen, fille du vice-amiral d’escadre Henri de Penfentenyo, grand-croix de la Légion d’honneur.

Troisième génération

Olivier Simonot (né en 1926), fils de Robert, École spéciale militaire interarmes, promotion Extrême-Orient (1951 – 1952), officier parachutiste, fait campagne dans les unités parachutistes de la Légion étrangère (Indochine, Egypte, Algérie). Chef de Bataillon (er), commandeur de la Légion d’honneur. Il épouse en 1959 Madeleine Geghre, fille d’Henri Geghre, chef d’escadrons, chevalier de la Légion d’honneur.

Michel Simonot (né en 1944) fils de Jean-Marie, École spéciale militaire, promotion Maréchal-Joffre (1966 – 1968), lieutenant-colonel de cavalerie (er), chevalier de la Légion d’honneur. Il épouse en 1968 Marie-Christine Pecqueraux, fille de Gabriel Pecqueraux, officier de la Légion d’honneur.

Bulletin de l’AHH, n° 44, décembre 2002.

Famille originaire de Houppeville (10 kilomètres au nord de Rouen). Sept légionnaires en quatre générations successives. Le nom Poupard s’écrivait avec un T jusqu’en 1850.

Pierre Poupart (1801 – 1871), engagé au 55e régiment de ligne, prend part à la campagne d’Espagne (1826 – 1828), puis à celle d’Algérie, ou il est blessé en 1840. Chevalier de la Légion d’honneur en 1841, capitaine la même année, il est admis à la retraite en 1854.

Nicolas Poupard (1830 – 1870), saint-cyrien, chevalier de la Légion d’honneur comme lieutenant à la guerre de Crimée, au combat de Traktir (avril 1853). Dans ses lettres écrites de Sébastopol à son père, il lui fait part de la satisfaction ressentie lors de la conclusion de la paix et de la fraternisation des officiers français et russes. Il participe ensuite à la guerre d’Italie, puis est affecté au 18e régiment de ligne, dont la garnison est Strasbourg. En 1870, il est capitaine adjudant-major d’un bataillon de ce régiment, qui appartient à la 1re division du général Ducrot qui, après un grave échec à Wissembourg, se replie sous les ordres du maréchal de Mac-Mahon à Frœschwiller. Nicolas Poupart, grièvement blessé le 6 août, décède le lendemain et est enterré sur place. Sa tombe est soigneusement entretenue par le Souvenir français.

Eugène (1848 – 1906) deuxième fils de Pierre Poupart, est reçu à Saint-Cyr en 1867. Démissionnaire, il décide d’entrer dans les ordres, à la Société des missions africaines. D’abord curé de Lalla-Marmia en Algérie, puis de Perrigaux, il est ensuite nommé aumônier militaire de l’hôpital d’Oran, puis du 2e régiment de zouaves. Le chanoine Eugène Poupard est nommé chevalier de la Légion d’Honneur en 1899.

Georges Léon Adolphe (1868 – 1955), saint-cyrien, fils de Nicolas Poupard, grièvement blessé à deux reprises durant la guerre de 1914-1918, termine sa carrière a Saint-Brieuc après avoir été nommé général et promu commandeur de la Légion d’honneur en 1925. Il a eu trois fils, Alfred (1901 – 1981), Raoul (1905), Georges (1920 – 1999), tous trois titulaires de la Légion d’honneur : Alfred, saint-cyrien, colonel, a fait la campagne de Syrie et la guerre de 1939-1945, était officier de la Légion d’honneur, Raoul, chevalier de la Légion d’honneur, est ancien bâtonnier et ancien maire de la ville de Saint-Brieuc et Georges, colonel, saint-cyrien, a fait la fin de la guerre de 1939-1945 et les campagnes d’Indochine et d’Algérie, était officier de la Légion d’honneur.

Bulletin de l’AHH, n° 42, décembre 2000.

La famille Mounier est issue de la Saintonge, élection de Saint-Jean-d’Angély, au XVIIe siècle. Elle y occupait déjà des offices dans l’administration royale de la province. Au milieu du XVIIIe, elle vint s’installer en bas Poitou, à Mauléon. Elle continua d’y exercer les offices dont elle était propriétaire.

Philippe Mounier participa de 1780 à 1783 à la campagne d’Indépendance américaine comme officier de la connétablie et de la maréchaussée de l’armée de Rochambeau. Il a laissé d’intéressants mémoires. Ce sont deux des trois fils de Philippe qui marquèrent l’entrée de la famille dans l’ordre de la Légion d’honneur.

Première génération

Maurice Mounier (1786 – 1863), polytechnicien (1806 – 1808), ingénieur des ponts et chaussées. Il fut, entre autres, responsable de la construction du chemin de fer de Paris à Cherbourg dans le département du Calvados. Il termina sa carrière en 1849 comme ingénieur en chef et officier de la Légion d’honneur.

Henry Mounier, son frère (1788 – 1874), École spéciale impériale militaire de Fontainebleau (1804 – 1806). Fantassin, il fît campagne en Allemagne et en Espagne et effectua la retraite de Russie comme capitaine aux chasseurs à pied de la Garde impériale. Officier de la Légion d’honneur en 1813, il fut mis en demi-solde en 1815 et y resta cinquante-neuf ans ! Ce qui lui permit d’arborer la médaille de Sainte-Hélène.

Deuxième génération

Casimir Mounier, fils de Maurice (1830 – 1899), Saint-Cyr (1848 – 1850, promotion de Hongrie). Fantassin, il fît campagne en Algérie, puis passa dans le corps des intendants militaires. Il participa à la guerre contre l’Allemagne de 1870-1871 et acheva sa carrière comme intendant général, commandeur de la Légion d’honneur.

Son frère Théodore, polytechnicien, lieutenant d’artillerie, avait été tué au siège de Sébastopol.

Troisième génération

Jacques Mounier, fils de Casimir (1873 – 1915), École militaire d’infanterie de Saint-Maixent (1898 – 1899, promotion de Fachoda). Capitaine au 23e bataillon de chasseurs alpins, il est mort pour la France au cours de la bataille de Metzeral en juin 1915. Chevalier de la Légion d’honneur.

Quatrième génération

Henry Mounier, fils de Jacques (1906 – 1984), Saint-Cyr (1925 – 1927, promotion Maroc et Syrie). Fantassin, il servit aux tirailleurs algériens en Algérie, au Maroc, et en Tunisie, ainsi qu’en Italie pendant la guerre de 1939-1945. Il fut blessé au cours de la prise de Sienne. Passé dans l’artillerie après le conflit, il commanda le 410e régiment algérien d’artillerie à Aïn-Bessen pendant la guerre d’Algérie. Lieutenant-colonel, officier de la Légion d’honneur.

Michel Mounier, son frère (1910 – 1981), Saint-Cyr (1929 – 1931, promotion Mangin). Fantassin, il servit aux tirailleurs marocains au Levant, puis comme observateur aérien pendant la campagne de 1939-1940. Il quitta l’armée en 1946 et entra dans l’industrie métallurgique. Rappelé en 1956, il commanda en Algérie un bataillon du 121e régiment d’infanterie. Lieutenant-colonel de réserve et chevalier de la Légion d’Honneur.

Cinquième génération

Philippe Mounier, A.H.H., fils d’Henry (1943), Saint-Cyr (1963 – 1965, promotion Cinquantenaire du serment de 1914). Fantassin, il servi notamment au Tchad et en Allemagne. Il a commandé le 41e régiment d’infanterie à Chateaulin. Général de brigade, il a assumé le commandement de la base de transit interarmées à La Rochelle. Il est officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre national du Mérite.

Armes

D’or au lion d’azur armé et lampassé de gueules, au chef du même à trois macles d’argent.

Bulletin de l’AHH, n° 43, décembre 2001.

Originaires de la province du Maine, les Jamin sont souvent mentionnés, au XVIIe siècle, dans les registres des paroisses au nord de La Flèche (Sarthe). En 1737, René Jamin est fermier général du prieuré de Clermont-Créans.

Un de ses fils, André Jamin, s’installe en Anjou en 1769. Industriels, banquiers, administrateurs de sociétés, les Jamin jouent un rôle important dans la direction de l’exploitation des carrières d’ardoises, une des industries clés de l’économie angevine au XIXe siècle. Mais c’est de cette branche demeurée en Anjou que sont issus les légionnaires.

  • Louis Jamin (1864 – 1937), industriel, vice-président de la chambre de commerce d’Angers. président de la Commission des ardoisières d’Angers et du Syndicat intercommunal d’électricité de Maine-et-Loire, administrateur délégué de la Banque de France, maire de La Membrolle-sur-Longuenée pendant trente-sept années consécutives. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le 17 janvier 1932. Il épouse Marie Richou, d’une vieille famille angevine, et a cinq enfants.
  • Louis Jamin (1891 – 1978), fils aîné du précédent. Combattant de la guerre de 1914- 1918, il est décoré de la croix de guerre. Chef d’entreprise à Rennes (Ille-et-Vilaine), il est président au tribunal de commerce de Rennes et maire de La Membrolle-sur-Longuenée pendant trente ans. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le 12 juillet 1966. Il épouse Marthe-Anne de Lesquen du Plessis-Casso, fille aînée du comte de Lesquen du Plessis-Casso, général d’artillerie, commandeur de la Légion d’honneur, chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand. Il a trois enfants.
  • Louis-Xavier Jamin (1925), fils du précédent. Engagé volontaire à la division Leclerc, il est blessé et décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre. Il intègre l’École du commissariat de la marine en 1948. Affecté sur divers bâtiments de la flotte, il est nommé à I’état-major naval de I’OTAN en 1955, puis commissaire du porte-avions La Fayette, et ensuite dans divers états-majors ou organismes des armées à Paris ; il est promu commissaire général en 1984. Il remplit parallèlement des mandats d’adjoint puis de conseiller municipal à La Membrolle. Fait chevalier de la Légion d’honneur le 31 juillet 1959, puis officier le 27 juin 1975, il est promu commandeur dans I’ordre national du Mérite le 16 juin 1986. Il épouse Marie-Charlotte Olivier de La Chapelle, dont un ancêtre fut guillotiné en 1794, et a quatre enfants, qui suivent.

Armes

De gueules au chevron d’or accompagné en chef de deux croissants d’argent et d’une croix gironnée à cinq branches entaillées du même en pointe.

Bulletin de l’AHH, n° 42, décembre 2000.

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