Cette famille flamande du Hainaut produisit des maîtres blanchisseurs au xviiie siècle et des commerçants au xixe siècle, puis quatre légionnaires consécutifs aux xixe et xxe siècles, parmi lesquels un polytechnicien et un officier général.

Fils d’un marchand coutelier de Cambrai, Joseph (1849 – 1927) entra aux Beaux-Arts de Paris et devint un sculpteur reconnu, primé par l’Institut et vice-président du jury du Salon des artistes français. Titulaire de la médaille militaire après avoir été grièvement blessé aux combats de Buzenval le 19 janvier 1871, chevalier de la Légion d’honneur en 1886, il fut promu officier en 1910.

Son fils Georges (1889 – 1961) était polytechnicien, ingénieur civil des mines et docteur en droit. Engagé volontaire en 1914, titulaire de la croix de guerre 1914-1918, il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1920.

Son fils Pierre-Louis (1927 – 1999), auditeur du Centre des hautes études de l’armement, acheva sa carrière militaire comme capitaine de vaisseau après notamment deux commandements à la mer. Titulaire de la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs, nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1978, avant d’être promu officier, il avait connaissance de la reconnaissance anciennement prévue pour les familles comptant trois légionnaires consécutifs — mais probablement pas de notre association…

Il avait trois filles (Nathalie Courtois, Maÿlis Couillaud et Sophie Paradis) et deux fils. C’est l’aîné de ceux-ci, Emmanuel (1959), qui vient de rejoindre l’AHH. Officier de marine issu de l’École navale, il pratiqua les différentes mers du globe sur bâtiments de surface et sous-marin. Outre trois commandements à la mer, il exerça des responsabili­tés à l’état-major de la marine (notamment comme sous-chef d’état-major chargé des plans et programmes), au centre opérationnel interar­mées et à la délégation des affaires stratégiques du ministère de la Défense. Il acheva sa carrière comme vice-amiral d’escadre, préfet maritime de la Manche puis inspecteur des armées. Il est commandeur de la Légion d’honneur. Il a trois enfants, et son frère puîné, François-Étienne (1969), cinq.

Armes : de gueules au sautoir d’or cantonné de quatre étoiles du même, avec la devise « par patience et cheminer droit ».

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