Cette famille comtadine d’Avignon y est citée vers 1440 ; elle y serait venue de Lombardie au xiie siècle. Hyerome fut anobli par lettres patentes du roi de France du 5 juin 1599. La famille produisit des hommes de loi du xviie au xixe siècle, parmi lesquels dix docteurs en droit de l’université d’Avignon, professeurs ou primiciers. Installée à Eyragues au xviiie siècle, elle produisit ensuite trois légionnaires consécutifs exerçant outre-mer.

Le dernier juriste de la lignée fut Joseph-Louis (1772 – 1847), avocat à Paris, puis prési­dent du tribunal de Laon. Son fils Louis-Magdelaine (1805 – 1894) fit ses études de droit à Paris, puis alla à Saint-Denis de La Réunion comme inspecteur de l’instruction publique. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1862. Son fils aîné, Louis-Gabriel (1843 – 1913), fut le père de Robert (1886 – 1918), capitaine de réserve, chevalier de la Légion d’honneur en 1917 et mort pour la France, dont la fille posthume Edmée (1918 – 2013), célibataire, fut chef du bureau de la construction des H.L.M., contrôleur administratif, comptable et financier de la gestion des organismes de H.L.M., secrétaire du Conseil supérieur des H.L.M. et inspectrice générale honoraire des transports et des travaux publics. Elle était officier de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre national du Mérite et chevalier de la Santé publique.

Le troisième fils de Louis-Magdelaine, Marcel (1859 – 1948), rompit la tradition juridique familiale en faisant des études de médecine. Premier médecin de la famille, il alla s’installer en 1886 à Melbourne (Australie), prenant la suite de son beau-père Charles Duret. Il fut fait chevalier de la Légion d’honneur en 1903 et officier en 1927, et son épouse, née Charlotte Duret, chevalier en 1947. De leurs sept enfants (six fils et une fille), quatre vinrent d’Australie faire la guerre en France. Le deuxième, Georges-Marcel, fit la campagne de Verdun en ballon d’observation et fut décoré de la croix de guerre. Le troisième, René-Gabriel, artilleur, fut fait chevalier de la Légion d’honneur et croix de guerre. Un quatrième, Marcel, quitta aussi l’Australie pour la France, mais la guerre y prenait fin.

Leur aîné, Louis (1888 – 1984), médecin à Melbourne puis à Paris, fut médecin-major pendant la Première Guerre mondiale, chevalier de la Légion d’honneur et croix de guerre 1914-1918. Il eut un fils et deux filles (Anne Delamaire et Geneviève Morin, épouse d’un officier de marine chevalier de la Légion d’honneur).

Son fils, Philippe (1920 – 2001), médecin à Mulhouse et chevalier du Mérite de l’ordre de Malte, épousa Geneviève Raymondaud, sœur, fille, petite-fille et arrière petite-fille de médecins de Limoges. Ils eurent deux fils (Olivier [AHH 842], pharmacien à Paris puis à La Roche-Posay, et Patrice, professeur d’équitation à Riedisheim) et quatre filles (Isabelle Kueny, Mireille Iselin, Véronique Robitaille et Blandine Tschill).

Armes : écartelé de gueules et d’argent à un crible d’or posé au tiers brochant en cœur, au chef du même chargé d’une aigle de sable couronnée de gueules (armes parlantes par rapprochement du nom avec l’italien crivello, « crible »), avec la devise « je passe mes amis au crible ».

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