Cette famille de la Sologne bourbonnaise, d’origine nivernaise, devint bourguignonne au xviie siècle en s’installant à Cronat (Saône-et-Loire). Elle se divisa en 1685 en deux branches, dont l’aînée, bourgeoise depuis lors, produisit un aumônier de la maison du roi et se subdivisa en 1770 en deux rameaux.

Le rameau aîné de La Charnée, dénommé d’après un fief du Veurdre (Allier) acquis par mariage, tomba en quenouille en 1906. Un de ses membres, Elphège (1806 – 1874), conseiller départemental de l’Allier, avait été promu officier de la Légion d’honneur en 1862 en qualité de maire de Moulins (1851 – 1863) avant d’être maire du Veurdre (1865 – 1870).

Le rameau cadet, resté à Cronat, produisit deux des derniers hérauts d’armes aux xviiie et xixe siècles, qui auraient été chevaliers de Saint-Louis, et plusieurs officiers au xxe siècle, parmi lesquels un officier général et trois officiers supérieurs légionnaires consécutifs.

Le premier légionnaire fut Maurice (1865 – 1914), saint-cyrien et officier d’infanterie, nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1909 en qualité de capitaine. Promu chef de bataillon, il est mort pour la France à Ypres (Belgique). Son cadet, Antoine (1898 – 1918), brigadier de chasseurs, mourut aussi pour la France, l’avant-veille de l’armistice, dans les Ardennes. Le puîné, Guillaume (1899 – 1979), fut le père du contre-amiral (2s) François Jourdier (1930), officier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite. Le benjamin, Paul (1907 – 1995), saint-cyrien et capitaine de spahis marocains, rallia les Britanniques avec ses spahis volontaires en juin 1940 avant même d’apprendre l’appel du général de Gaulle, et commanda en 1941 en Érythrée, à la fois, la dernière charge au sabre de la cavalerie française et le premier succès terrestre de la France libre. Il fut nommé en 1941 l’un des premiers compagnons de la Libération, puis promu officier de la Légion d’honneur.

Leur frère aîné, François (1896 – 1965), est le deuxième des trois légionnaires consécutifs. Il s’engagea dès 1914 et participa à la Première Guerre mondiale comme chasseur à cheval puis comme observateur d’aviation. Resté officier de cavalerie, il combattit au Maroc et participa à la Seconde Guerre mondiale. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1935 puis promu officier en 1947, et prit sa retraite en 1948 en tant que lieutenant-colonel.

 Le troisième légionnaire consécutif est son fils aîné, Maurice (1922 – 1995). Engagé volontaire au Maroc en 1942, il fut blessé deux fois, par balle et par grenade, et reçut à 23 ans la médaille militaire en qualité d’aspirant. À nouveau blessé en Extrême-Orient, il fut nommé dans la Légion d’honneur à titre exceptionnel en 1951 et combattit par la suite en Algérie. Officier de cavalerie, retraité comme lieutenant-colonel après trente-deux ans de service, titulaire de douze titres de guerre, neuf fois cité dont quatre fois à l’ordre de l’armée, il fut promu commandeur de la Légion d’honneur en 1974. Généalogiste, il étudia La Famille Jourdier, la branche de Cronat. Il eut sept enfants, parmi lesquels Philippe Jourdier (1954) vient d’adhérer à l’A.H.H. avec ses enfants Enguerrand (1995), Typhaine (1997) et Isaure (1999). Ces dernières ont été scolarisées respectivement dans les Mai­sons d’éducation de la Légion d’honneur de Saint-Denis et des Loges.

Armes : coupé d’azur et de sable, à la pleine lune d’argent brochant sur le coupé, accompagnée aux premier et quatrième cantons d’un soleil d’or issant de l’angle de l’écu et aux deuxième et troisième cantons d’une étoile d’argent (armes parlantes par rapprochement du nom avec le français jour et avec le latin die, de même sens), avec la devise « d’azur et d’avenir ».

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