La famille bourbonnaise Delaire produisit de nombreux officiers civils et se divisa en 1724 en plusieurs branches dénommées d’après leurs terres de La Jarousse, du Riage, des Girauds, de La Boulaise, des Pagats, de Saint-Gérand-le-Puy, etc. Parmi elles, l’une reçut un titre de baron en 1829 et fut autorisée en 1878 à relever le nom de la famille alliée Cambacérès. Une autre branche produisit deux médecins maires de Saint-Gérand-le-Puy aux xviiie et xixe siècles, dont le second, Jacques (1794 – 1873), fut autorisé en 1863 à s’appeler « de Laire ».

Celui-ci eut quatre fils légionnaires. L’aîné, Ernest (1825 – 1901), était inspecteur général des haras. Le cadet, Abel (1826 – 1892), d’abord garde des eaux et forêts, devint ensuite préfet. Le puîné, Henri (1831 – 1920), suivit son frère dans la carrière préfectorale ; il fut adopté en 1870 par son oncle Jules Bouquet d’Espagny, qui fut autorisé à lui transmettre son titre de comte d’Espagny. Le benjamin, Georges (1836 – 1908), chimiste et entrepreneur, inventa avec quelques confrères et exploita industriellement à partir de 1876 de très nombreux colorants et parfums de synthèse.

Le fils d’Ernest, Edgar (1860 – 1941), suivit d’abord son père dans l’administration des haras après avoir été major de l’École du Pin en 1880. Mais il rejoignit en 1887 son oncle Georges dans son industrie. Celle-ci, rebaptisée en 1901 « Fabriques de produits de chimie organique de Laire », se spécialisa principalement dans la parfumerie et devint durant tout le xxe siècle le principal fournisseur de ses bases aromatiques. Elle s’associa jusqu’en 1980 le concours de tous les descendants d’Edgar. Les deux fils de celui-ci complétèrent deux lignées de trois officiers de la Légion d’honneur consécutifs.

L’aîné, Jean (1893 – 1974), dirigea pendant la Première Guerre mondiale l’usine de gaz de combat créée à Pont-de-Claix par son père, à qui il succéda entre les deux guerres comme président-directeur général des Fabriques de Laire. Il s’engagea dans les syndicats professionnels de la chimie organique de synthèse, de l’indus­trie chimique pharmaceutique et des matières plastiques. Il mourut sans postérité et cette première lignée s’éteignit donc en 1974.

Le cadet, François (1898 – 1977), d’abord saint-cyrien, ne rejoignit qu’ensuite les Fabriques de Laire. Son épouse, née Lucie Yung (1894 – 1995), était aussi chevalier de la Légion d’honneur, et croix de guerre 1914-1918. Ils eurent trois fils. L’aîné, Robert (1927 – 2020), dirigea les Fabriques de Laire en France, tandis que le benjamin, Antoine (1932 – 1995 ; AHH 330), les développa aux États-Unis. Le premier eut trois filles et le dernier un fils prêtre et une fille. Le cadet, Edgar (1929 – 2020 ; AHH 324), vient de mourir sans postérité.

 

Armes : d’azur à la bande d’or chargée de trois étoiles de gueules.

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