Cette famille bretonne de Cornouaille produisit des officiers dans la seconde moitié du xixe siècle, parmi lesquels les deux premiers d’une lignée de trois légionnaires consécutifs à titre militaire, éteinte en 1989.

Jacques (1802), gendarme dans le Finistère puis commissaire de police à Douarnenez, eut trois fils légionnaires à la première génération. L’aîné, Achille-Jacques (1832 – 1871), était capitaine d’infanterie de ligne et fut mortellement blessé au combat d’Issy-les-Moulineaux. Le benjamin, Antoine-Marie (1836 – 1900), était capitaine de gendarmerie.

Le cadet, Félix (1834), acheva sa carrière dans la gendarmerie corse avec les grades de chef d’escadron et d’officier de la Légion d’honneur. Il eut deux fils saint-cyriens, officiers d’infanterie et légionnaires. Le cadet, Achille (1871 – 1938), atteignit les mêmes grades que son père.

Le fils aîné, Joseph-Désiré (1869 – 1914), mourut pour la France en Belgique au grade de capitaine, et son fils, Paul (1906 – 1989 ; AHH 181), fut déclaré pupille de la nation. Celui-ci devint médecin lieutenant-colonel, puis historien sous le nom de Paul-Hubert Février. Troisième légionnaire consécutif, il ne paraît pas avoir eu d’enfant.

Bulletin de l’AHH, n° 63, 2022.

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