En 1841, Gabriel Amson fonda, à Paris, une fabrique de maroquinerie qui connut rapidement un certain essor tant en France qu’à l’étranger. À sa mort, ses deux fils : Arthur et Georges Amson prirent sa suite à la tête de l’entreprise.

Georges Amson (1851 – 1947) fonda alors la Fédération de la maroquinerie et des industries qui s’y rattachent (gainerie, sellerie, articles de voyage, etc.), dont il devint le premier président. Il fut fait chevalier de la Légion d’honneur en 1889 et promu officier à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900. À cette même occasion, son frère aîné, Arthur, fut nommé chevalier.

Georges Amson eut deux fils, Robert — qui devait être arrêté par les nazis et mourir au camp de Compiègne en 1941 — et Gaston, qui termina la Première Guerre mondiale avec le grade de capitaine, la croix de guerre et deux citations. Il assura, jusqu’en 1940, la direction de l’entreprise, en même temps qu’il présidait la Fédération des industries de la maroquinerie. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1919, promu officier en 1928, commandeur en 1938, à l’âge de 54 ans.

Parallèlement, Gaston Amson poursuivait une brillante carrière d’escrimeur. Vainqueur en 1919 au Championnat de la Victoire à l’épée, considéré comme champion du monde individuel, il gagna à 4 reprises, le titre de « champion des champions » disputé au cours de la Grande Semaine d’escrime. Médaille d’argent et médaille de bronze aux Jeux olympiques d’Anvers en 1920, il reçut une médaille d’argent aux Jeux olympiques d’Amsterdam en 1928.

À la Libération, la reprise de l’entreprise fut difficile. Mais dans les années 1960, elle occupait encore 300 ouvriers à Montdidier.

Après la mort de Gaston, en 1960, et de Jacques en 1964, Claude Amson dirigea seul l’entreprise. La rigueur de sa gestion a permis qu’aujourd’hui — après cent quarante ans — l’entreprise Amson reste, dans un secteur pratiquement condamné en France, une des rares fabriques de maroquinerie encore prospère. Claude Amson, qui avait fait la guerre avec son frère Jacques dans le 3e régiment d’automitrailleuses, fut fait chevalier de la Légion d’honneur en 1978.

Claude Amson a trois enfants, dont l’un — Daniel, père de 4 enfants — est membre de l’association.

Bulletin de l’AHH, n° 25, 1983.

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