De Sonis

Cette famille bourgeoise gasconne, dont le nom est cité dès le xiie siècle, est originaire de Moncaut (Lot-et-Garonne), d’où elle a essaimé dans le Bordelais. Elle produisit au xixe siècle des lignées de légionnaires consécutifs à titre militaire comptant jusqu’à quatre générations.

Fils et petit-fils de maîtres écrivains, Jean-Baptiste-Xavier (1760 – 1830) fut ingénieur hydrographe à Saint-Domingue, émigra à Philadelphie, puis participa aux campagnes du Consulat et de l’Empire, et fut à ce titre membre de la Légion d’honneur en 1806. Après avoir été chef du bureau topographique du grand-duc de Berg, il termina sa carrière comme receveur des finances à Neufchâteau. Il fut l’auteur d’une des premières cartes de Saint-Domingue, utilisée sous la Restauration pour l’indemnisation des colons. Son fils Gaston (1796 – 1844) commença dans l’infanterie, puis devint capitaine d’état-major et chef d’escadrons major du 1er chasseurs. Il eut deux fils saint-cyriens et troisièmes légionnaires.

L’aîné, Gaston (1825 – 1887), entra à Saint-Cyr l’année de la mort de son père, participa à la bataille de Solferino, où il eut un cheval tué sous lui, puis à l’organisation de l’Algérie française. Il s’illustra particulièrement le 2 décembre 1870 à la bataille de Loigny (Eure-et-Loire) à la tête du 17e corps d’armée, avec sous ses ordres le régiment des Volontaires de l’Ouest du général de Charrette, composé des anciens zouaves pontificaux, qui chargèrent sous la bannière du Sacré-Cœur. Loigny-la-Bataille commémore l’événement par une cérémonie annuelle le dimanche le plus proche du 2 décembre et par un intéressant musée consacré aux Volontaires de l’Ouest et au général de Sonis. Blessé, celui-ci passa la nuit dans la neige, où il fut soutenu par une expérience mystique. Il fut ensuite amputé d’une jambe, ce qui ne l’empêcha pas de continuer à monter à cheval en tant qu’inspecteur général de la cavalerie. Il finit sa carrière comme général de division et grand officier de la Légion d’honneur, et fut créé comte par le pape en 1880. Il avait adopté comme devise virtus de cælo, « la vertu du ciel ».

Ses six fils furent officiers, dont quatre commandants simultanés et trois légionnaires (4e génération) : Gaston (1851 – 1927), engagé volontaire en 1870, prisonnier, évadé de Metz, fut chef d’escadron au 3e chasseurs d’Afrique ; Henri (1853 – 1936), engagé volontaire à 17 ans en 1870, sergent puis saint-cyrien et chef de bataillon d’infanterie, démissionna en 1904 pour ne pas avoir à expulser les Frères des écoles chrétiennes ; ses deux fils furent décorés de la croix de guerre 1914-1918, dont Gaston, grand blessé de guerre et père de notre confrère François de Sonis (AHH 802) ; Albert (1854) et Joseph (1863 – 1941) furent chefs d’escadrons territoriaux.

Le fils cadet, Théobalde (1831 – 1888), fut général de brigade et officier de la Légion d’honneur, et père d’Henri (1868), capitaine de cavalerie pendant la Première Guerre mondiale.

Armes

D’azur à la fasce haussée d’argent accompagnée en chef de trois étoiles du même et en pointe d’un lion d’or.

Bulletin de l’AHH, n° 56, 2014.

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