D’Avout d’Auerstaedt

Cette famille bourguignonne d’extraction noble tire son nom du petit village d’Avot en Dijonnais. Connue depuis 1213 avec Jehan, chevalier, seigneur de Cusey-sur-Loire, elle prouve sa filiation depuis 1422 d’après la maintenue noble des frères Nicolas et Jacques d’Avout en 1637.

La famille fut illustrée par Louis-Nicolas d’Avout (1770 – 1823), créé sous l’Empire maréchal de France en 1804, baron en 1808, duc d’Auerstaedt en 1808 et prince d’Eckmühl en 1809, qui devint ensuite ministre de la Guerre sous les Cent-Jours et pair de France. Il avait écrit son nom Davout sous la Révolution, et les titulaires de son titre de duc continuent seuls à écrire usuellement leur nom comme lui.

Louis-Nicolas était grand aigle de la Légion d’honneur et avait deux frères respectivement commandeur et officier de l’Ordre. Le benjamin, Charles (1776 – 1854), était chef d’escadron de dragons. Il fut le premier de plusieurs lignées de légionnaires consécutifs comptant jusqu’à cinq générations.

Son fils, Léopold (1829 – 1904), général de division, fut autorisé en 1864 à relever le titre ducal de la branche aînée et devint le 3e duc d’Auerstaedt. Grand-croix de la Légion d’honneur, il fut grand chancelier de l’Ordre de décembre 1895 jusqu’à sa démission, en septembre 1901. Il n’eut qu’un fils : Louis (1877 – 1958), 4e duc d’Auerstaedt, chef de bataillon et troisième membre consécutif de la Légion d’honneur avec le grade de commandeur.

Quatre des fils de celui-ci furent aussi légionnaires : Léopold (1904 – 1985), 5e duc d’Auerstaedt, colonel de l’armée de l’air, officier de la Légion d’honneur ; François (1907 – 2001), lieutenant-colonel, officier de la Légion d’honneur ; Henri (1909 – 1998), général de brigade, grand officier de la Légion d’honneur ; Jacques (1913 – 2003), ingénieur civil des mines, chevalier de la Légion d’honneur.

L’aîné fut le père de notre confrère, le docteur Augustin d’Avout d’Auerstaedt. Les deux derniers eurent encore des fils légionnaires à titre militaire : Henri fut le père d’Arnaud (1936) et Armel (1942), généraux, officiers de la Légion d’honneur, et de Gilles (1948), lieutenant-colonel, chevalier de la Légion d’honneur ; Jacques fut le père d’Emmanuel, colonel, chevalier de la Légion d’honneur.

Armes

Écartelé, aux premier et quatrième de gueules à la croix d’or chargée de cinq molettes de sable (D’Avout ; ci-contre), aux deuxième et troisième d’or à deux lions léopardés de gueules tenant chacun une lance polonaise, l’un posé au premier canton, l’autre contourné et posé au dernier canton, à la bordure componée d’or et de gueules, au chef du même étoilé d’argent (signe des ducs de l’Empire) (D’Auerstaedt).

Bulletin de l’AHH, n° 53, 2011.

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