Florentin

Cette famille lorraine est citée en 1622 parmi les échevins et les bourgeois de Faulquemont puis de Saint-Avold et de Metz en Lorraine mosellane, où elle possédait en 1870 l’ancien hôtel de la famille Kellermann, rue Serpenoise. À la suite de l’annexion de la Moselle à l’Allemagne en 1870, elle s’installa en Franche-Comté. Elle a donné trois légionnaires consécutifs à titre militaire, dont un grand chancelier de l’ordre.

Georges (1798 – 1866), capitaine d’artillerie, fut grièvement blessé à la bataille d’Anvers en 1832. Il épousa en 1835 une petite-nièce du maréchal Ney, et fut nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1839.

Leur unique fils, Georges-Auguste (1836 – 1922), polytechnicien, artilleur, fut aussi grièvement blessé, à la bataille de Servigny en 1870. Colonel directeur des ateliers des poudres de Tarbes, il lança plusieurs projets et inventions dans les domaines des poudres, des mortiers, des canons et de la télégraphie optique. Général de division, gouverneur militaire de Paris, il fut confronté à la tentative de coup d’État de Paul Déroulède en février 1899. Il exerça de septembre 1901 à 1918 le plus long mandat de grand chancelier de l’histoire, au cours duquel il eut à défendre le prestige de l’Ordre atteint par l’affaire Wilson, et à instruire le dossier de radiation d’un délateur dans l’affaire des Fiches. Il proposa d’être remplacé par un artisan de la victoire de 1918 : ce fut le général Dubail (voir p. 21-22).

Pierre (1886 – mort pour la France, 1953), officier de cavalerie, fut l’un des derniers Français à avoir chargé au sabre avec son peloton contre un détachement de uhlans montés armés de lances. Très grièvement blessé lors de l’attaque du mont Kemmel, grand invalide de guerre, il fut retraité comme chef d’escadrons, mais reprit du service en 1939.

L’A.H.H. a accueilli son fils Georges (1923 – 1993 ; secrétaire général de société métallurgique), son petit-fils Georges-Henri (1952 ; ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, chevalier de la Légion d’honneur) et son arrière petit-fils Georges-Antoine (1977 ; capitaine de corvette).

La branche Florentin de Courcelles, du Barrois, fut anoblie en 1661.

Armes

D’azur à une tour d’argent accompagnée de trois croisettes recroisetées d’or, une en chef et deux en flancs (ci-contre). Devise : intuere Deum et vade, « fixe Dieu et va ».

Bulletin de l’AHH, n° 53, 2011.

Notice de 1986

La filiation de la famille Florentin est établie de sources certaines depuis 1622 en Lorraine où elle est citée parmi les échevins et les bourgeois de Faulquemont, Saint-Avold et Metz.

Cette vieille famille lorraine s’est illustrée dans la carrière militaire et a produit notamment Jean-Félix-Antoine Florentin (1798 – 1866), capitaine adjudant-major d’artillerie, qui fut fait chevalier de la Légion d’honneur à la suite de sa brillante conduite, en 1832, à la bataille d’Anvers. Son fils unique, Georges-Auguste Florentin, naquit en 1836, sortit de Polytechnique dans l’artillerie ; il fut nommé chevalier le 4 septembre 1870, après avoir pris part à la bataille de Servigny-la-Blanche, où il fut grièvement blessé. Gouverneur militaire de Paris, le général Florentin fut appelé en 1901 à la succession du général d’Avout, duc d’Auerstaedt, qui venait de démissionner des fonctions de grand chancelier de la Légion d’honneur. Vingtième grand chancelier, il exerça ces fonctions plus de seize ans, déployant un grand zèle pour la protection de l’Ordre que menaçaient déjà les pressions du pouvoir politique. Grand-croix de la Légion d’honneur, il fut aussi en plusieurs occasions ambassadeur extraordinaire et mourut en 1922.

Il laissait une fille et deux fils. L’aîné, Jean-Georges-Aimé, décéda accidentelle­ment en 1905 à l’École de Saint-Cyr, où il venait d’être reçu. Le cadet, Pierre-Charles-Henri (1886 – 1953), chef d’escadrons de cuirassiers, plusieurs fois blessé et gazé durant la guerre de 1914-1918, fut fait chevalier de la Légion d’honneur sur le champ de bataille (quatre citations à l’ordre de l’armée). Grand mutilé, il se retira sur le domaine familial de La Buchille en Franche-Comté, où s’était fixé son père.

Il était le père de Georges Florentin, secrétaire général d’entreprise, chevalier commandeur de l’ordre du Saint-Sépulcre, et l’aïeul de Georges-Henri Florentin, ingénieur du génie rural et des eaux et forêts, tous deux A.H.H. Ce dernier compte 12 chevaliers et dignitaires de l’ordre de la Légion d’honneur dans son ascendance directe.

Armes

D’azur à la tour d’argent surmontée d’une croisette recroisetée d’or et accostée de deux autres du même.

Bulletin de l’AHH, 1986.

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