Salou

Originaire de la côte nord du Léon — et en particulier du pays Pagan —, les Salou sont mentionnés dès le XVe siècle avec quelques variantes dont Sallou et Salon, « gens de salle », selon l’onomastique. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la lignée dont sont issus les légionnaires comporte des journaliers, des métayers et de petits artisans.

Joseph Salou (1885 – 1981), élève mécanicien de la marine nationale en 1906, deux fois rescapé de torpillages dont celui du cuirassé Danton en mars 1917, il fait partie de l’expédition des Dardanelles. Ingénieur en 1926, il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1927. Puis en 1939, en tant qu’ingénieur mécanicien principal, il reçoit la rosette de la Légion d’honneur.

Paul Salou (1914 – 1983), fils du précédent, élève à l’École du service de santé militaire en 1937, blessé en Belgique, il est fait prisonnier puis libéré en 1941. Après avoir passé son doctorat, il rejoint les FFI en 1944 et poursuit sa carrière en Allemagne, en Tunisie, en Algérie, et termine en métropole comme médecin colonel. Officier des palmes académiques, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1958.

Yves Salou (1942), fils du précédent, saint-cyrien en 1963 après avoir fait ses études au Prytanée militaire, il opte pour l’infanterie de marine. Il quitte l’armée en 1992 comme colonel après avoir passé neuf ans outre-mer, dix ans à la 9e division d’infanterie de marine et huit ans à Coëtquidan. Il est chevalier de la Légion d’honneur depuis 1991.

L’aîné de ses fils est officier dans l’arme des transmissions, le cadet est médecin des armées.

Bulletin de l’AHH, n° 46, décembre 2004.