Delahousse

Cette famille flamande du Ferrain, installée à Saint-Pol-sur-Ternoise au début du xixe siècle, produisit des artisans et des commerçants du xviie au xixe siècle, puis sept médecins et pharmaciens militaires légionnaires aux xixe et xxe siècles, ayant presque tous exercé outre-mer et constituant une lignée de trois légionnaires consécutifs.

Le premier de ces officiers de santé militaire fut Joseph (1812 – 1855), pharmacien sous-aide puis chirurgien aide-major, chevalier de la Légion d’honneur, dont la carrière se déroula surtout en métropole, mais aussi à Oran (Algérie) sous la monarchie de Juillet.

Son frère Charles (1810 – 1881) était corroyeur comme leur père et comme l’aîné de ses quatre fils. Celui-ci eut deux fils légionnaires : Auguste (1859 – 1912), médecin-major, chevalier de la Légion d’honneur, qui exerça dans le département d’Oran et à Madagascar à la fin du xixe siècle ; et Charles (1860), capitaine de réserve du train, chevalier de la Légion d’honneur. Le cadet, négociant, mourut sans postérité. Le puîné, Louis (1840 – 1908), médecin principal, officier de la Légion d’honneur, exerça dans le département d’Oran à la fin du Second Empire et au début de la IIIe République. Le benjamin fut le premier de la lignée de trois légionnaires consécutifs.

Celui-ci, Paul (1847 – 1899), pharmacien-major, chevalier de la Légion d’honneur, exerça dans les départements d’Alger et de Constantine et en Tunisie au début de la IIIe République comme pharmacien en chef d’hôpitaux militaires. Il épousa la fille d’un officier comptable des hôpitaux militaires et en eut trois fils, tous légionnaires.

Parmi eux, seul le benjamin ne fut pas médecin militaire : Paul (1891 – 1958), polytechnicien, ingénieur du génie maritime, officier de la Légion d’honneur, était directeur aux établissements Schneider du Creusot.

Le cadet, Jean (1882 – 1918), médecin-major, chevalier de la Légion d’honneur, mourut des suites de brûlures subies en sauvant une femme d’un incendie. Sa veuve se remaria avec le général de Goislard de Monsabert, grand-croix de la Légion d’honneur.

C’est l’aîné qui continua la lignée de trois légionnaires consécutifs : Charles (1881 – 1955), médecin-major, officier de la Légion d’honneur et croix de guerre, qui exerça dans le département d’Oran et au Maroc avant la Première Guerre mondiale. Son fils Jacques (1917 – 2011 ; AHH 681), médecin en chef du service de santé des troupes d’outre-mer et professeur agrégé de cardiologie au service de santé militaire, était officier de la Légion d’honneur. Il avait cinq enfants : Dominique (1947), Brigitte (1948), Catherine (1949), Bénédicte (1953) et Michel (1957), lui-même chef du service de néphrologie et de transplantation rénale à l’hôpital Foch de Suresnes de 1998 à 2021, et père de trois enfants.

Armes : d’azur à deux serres d’oiseau d’argent passées en sautoir et surmontées d’une tête d’épervier d’or chaperonnée de gueules, à la bordure d’hermine.